Frais Kilométriques 2026 : Barèmes & Optimisation Fiscale

Pelletier

20/01/2026

Frais Kilométriques 2026 : Barèmes & Optimisation Fiscale

Les frais kilométriques représentent une composante essentielle de la gestion fiscale pour de nombreux contribuables en France. En 2026, comme chaque année, les barèmes sont mis à jour pour refléter les évolutions économiques, notamment l’inflation et les coûts d’entretien des véhicules.

Comprendre ces dispositifs permet non seulement de réduire sa note fiscale, mais aussi d’assurer un remboursement équitable des frais professionnels. Que vous soyez salarié, travailleur indépendant ou employeur, maîtriser les règles applicables vous évite des erreurs coûteuses et vous permet d’optimiser votre situation.

Les règles sont encadrées par l’administration fiscale et les organismes sociaux, notamment via le Bulletin Officiel des Finances Publiques (BOFIP) et l’Urssaf. Il est donc crucial de se référer à des sources officielles pour éviter les interprétations erronées.

Barèmes officiels des frais kilométriques en 2026

Calculer vos frais kilométriques 2026

Saisissez les détails de votre véhicule et votre distance annuelle pour estimer votre indemnité.

Indemnité estimée:

Le barème des frais kilométriques en 2026 est basé sur deux paramètres principaux: la puissance fiscale du véhicule (exprimée en CV) et la distance totale parcourue dans l’année à des fins professionnelles. Ce barème, publié chaque année par les Finances Publiques, sert de référence tant pour les salariés souhaitant déduire leurs frais réels que pour les employeurs qui remboursent leurs collaborateurs.

Le montant de l’indemnité varie selon trois grandes tranches kilométriques: de 0 à 5 000 km, de 5 001 à 20 000 km, et au-delà de 20 000 km. Chaque tranche applique une formule différente, intégrant parfois une partie fixe et une partie variable pour tenir compte des coûts fixes (assurance, amortissement) et variables (carburant, entretien).

Détail des taux pour les automobiles en 2026

Véhicule utilisé pour des déplacements professionnels en milieu urbain

Voici les taux applicables aux véhicules automobiles en 2026, basés sur les données anticipées du BOFIP et des tendances inflationnistes récentes. Ces valeurs sont indicatives et seront confirmées officiellement au premier trimestre 2026. Les montants sont exprimés en euros par kilomètre, avec des formules intégrant une composante fixe pour les tranches intermédiaires et supérieures.

Puissance fiscale (CV) 0 à 5 000 km 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 (d × 0,316) + 1 065 d × 0,370
4 CV d × 0,606 (d × 0,340) + 1 330 d × 0,407
5 CV d × 0,636 (d × 0,357) + 1 395 d × 0,427
6 CV d × 0,665 (d × 0,374) + 1 457 d × 0,447
7 CV et plus d × 0,697 (d × 0,394) + 1 515 d × 0,470

La lettre « d » désigne la distance réelle parcourue. Pour les tranches intermédiaires et supérieures, la formule combine une partie proportionnelle au kilométrage et un forfait correspondant aux frais fixes. Ce système vise à refléter plus fidèlement les coûts réels d’utilisation d’un véhicule personnel à des fins professionnelles.

Barèmes spécifiques pour les deux-roues

Les deux-roues bénéficient d’un barème distinct, adapté à leurs coûts d’exploitation. En 2026, les cyclomoteurs et motos sont classés selon leur puissance administrative et la distance parcourue. Les montants sont généralement inférieurs à ceux des automobiles, reflétant un coût d’acquisition et d’entretien moindre, mais restent significatifs pour les usagers fréquents.

Cyclomoteurs (≤ 49,9 cm³)

Distance annuelle Formule
0 à 3 000 km d × 0,315
3 001 à 6 000 km (d × 0,079) + 711
Plus de 6 000 km d × 0,198

Motos

Puissance (CV) 0 à 3 000 km 3 001 à 6 000 km Plus de 6 000 km
1 ou 2 CV d × 0,395 (d × 0,099) + 891 d × 0,248
3, 4 ou 5 CV d × 0,468 (d × 0,082) + 1 158 d × 0,275
Plus de 5 CV d × 0,606 (d × 0,079) + 1 583 d × 0,343

Les usagers de deux-roues doivent conserver les mêmes justificatifs que les automobilistes pour prétendre à une déduction ou un remboursement.

Conditions d’éligibilité au barème kilométrique

Carnet de bord rempli manuellement pour suivre les trajets professionnels

Le recours au barème kilométrique n’est pas automatique. Il s’adresse principalement aux salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour leurs déplacements professionnels, notamment pour se rendre sur différents chantiers, rendre visite à des clients ou effectuer des tournées. Ces frais peuvent être déduits de vos revenus imposables si vous optez pour la déduction des frais réels plutôt que pour l’abattement forfaitaire de 10%.

Cette option est avantageuse uniquement si vos frais réels excèdent ce seuil. Les travailleurs non-salariés, comme les artisans ou les commerçants, peuvent également appliquer ce barème pour déduire leurs frais de déplacement liés à leur activité. [50% relevant] /bareme-tvs-vehicules-societe

Pour les employeurs, le barème sert de plafond pour rembourser les frais kilométriques de leurs salariés. Tout remboursement conforme au barème est exonéré de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, ce qui en fait un outil de gestion avantageux. En revanche, un dépassement du barème est considéré comme un avantage en nature imposable.

La vigilance est donc de mise pour éviter des redressements lors d’un contrôle Urssaf ou fiscal.

Justification et preuves requises

Le respect du barème ne suffit pas. L’administration exige des justificatifs pour attester de l’usage professionnel du véhicule. Le document le plus courant est le carnet de bord, qui doit être tenu de manière régulière et précise.

Il doit mentionner la date, l’origine et la destination de chaque trajet, la distance parcourue et l’objet du déplacement. Ce carnet peut être papier ou numérique, mais doit être signé et daté chaque mois.

À défaut de carnet de bord, d’autres éléments peuvent servir de preuve: relevés GPS, applications de suivi de trajet, factures d’essence ou de péage, ordres de mission, invitations à des rendez-vous professionnels. L’important est de pouvoir reconstituer un historique fiable des déplacements. La conservation de ces documents est obligatoire pendant trois ans à compter de l’année de la déclaration.

Procédure de déclaration pour les salariés

Quelle est votre situation fiscale?

Question 1: Optez-vous pour les frais réels cette année?

Lors de la déclaration de revenus en 2026, les frais kilométriques doivent être indiqués dans la rubrique dédiée aux frais professionnels. Si vous optez pour les frais réels, vous devez cocher la case correspondante et indiquer le montant total de vos frais professionnels, incluant les frais kilométriques calculés selon le barème.

Ce montant est soustrait de vos revenus imposables. L’administration compare automatiquement ce montant à l’abattement forfaitaire de 10 %. Si le barème est plus avantageux, la différence est déduite.

Sinon, c’est l’abattement forfaitaire qui s’applique.

Le simulateur officiel mis à disposition sur impots.gouv.fr permet de simuler votre déclaration en amont. Cet outil vous aide à estimer le montant de vos frais kilométriques et à comparer les deux options (frais réels vs abattement forfaitaire). Il est fortement recommandé de l’utiliser pour prendre une décision éclairée.

Évolutions récentes et tendances

Site web officiel des impôts en France avec interface de simulation

Les barèmes kilométriques ont été stabilisés en 2025 par rapport à 2024, malgré une inflation modérée. Pour 2026, une légère hausse est anticipée, en lien avec la hausse des coûts de l’énergie et de l’entretien automobile. L’administration veille à ce que le barème reflète une réalité économique dure, sans créer d’avantage indû pour les contribuables.

Les sources officielles à consulter régulièrement sont service-public.fr, impots.gouv.fr, urssaf.fr et le BOFIP. Ces sites publient les textes réglementaires et les mises à jour en temps réel. Il est déconseillé de s’appuyer sur des sites d’information privés qui pourraient diffuser des données obsolètes ou erronées.

Erreurs fréquentes à éviter

De nombreuses erreurs sont commises chaque année lors de la déclaration des frais kilométriques. La plus fréquente est de confondre le barème kilométrique avec un remboursement obligatoire. Il s’agit d’un plafond, pas d’un droit automatique.

Un autre piège est d’oublier de conserver ses justificatifs. Sans preuve, le fisc peut rejeter la déduction, même si le calcul est correct.

Enfin, certains salariés oublient de comparer les frais réels et l’abattement forfaitaire. Il arrive que l’abattement de 10 % soit plus avantageux, notamment pour les faibles kilométrages. Une simulation préalable évite donc des erreurs de surdéclaration ou de sous-optimisation.

Questions fréquentes

Peut-on cumuler le barème kilométrique et d’autres frais déductibles?
Oui, mais uniquement si vous êtes dans le régime des frais réels. Le barème couvre déjà une partie des frais (carburant, entretien, amortissement), mais des frais spécifiques comme les péages ou le parking professionnel peuvent être ajoutés s’ils sont justifiés.

Le barème s’applique-t-il aux véhicules électriques?
Oui, les véhicules électriques sont classés selon leur puissance fiscale, comme les véhicules thermiques. Leur barème n’est pas différent, bien qu’il existe des aides spécifiques à l’acquisition.

Que faire en cas de véhicule mis à disposition par l’employeur?
Si vous avez un véhicule de fonction, vous ne pouvez pas appliquer le barème kilométrique pour les trajets professionnels. En revanche, les frais liés aux déplacements personnels avec ce véhicule peuvent être imputés.

Comment déclarer une année incomplète?
Si vous avez commencé ou cessé votre activité en cours d’année, vous devez appliquer un prorata temporel. Par exemple, pour 6 mois d’activité, divisez les seuils kilométriques par 2 avant d’appliquer la formule.

Un contrôle fiscal peut-il remettre en cause mes frais?
Oui, l’administration peut demander de justifier vos trajets. Un carnet de bord bien tenu et des preuves complémentaires sont essentiels pour faire valoir vos droits.