Les retraites complémentaires Agirc-Arrco jouent un rôle central dans le revenu mensuel de millions de retraités du secteur privé. En 2026, alors que les effets du gel de 2025 se font encore sentir, la question de la revalorisation des pensions reste cruciale. Cet article vous permet de comprendre les mécanismes de ce régime, les décisions prises lors des dernières négociations et ce que cela implique pour votre pouvoir d’achat.
Vous découvrirez également les perspectives pour les prochaines années et les outils pour suivre l’évolution de votre pension dans un contexte de tensions entre partenaires sociaux.
Le régime Agirc-Arrco: pilier de la retraite complémentaire
L’Agirc-Arrco est le principal système de retraite complémentaire en France pour les salariés du secteur privé. Il complète la retraite de base gérée par la Sécurité sociale, permettant ainsi aux retraités de maintenir un niveau de vie proche de celui qu’ils avaient pendant leur activité professionnelle. Ce régime repose sur un modèle de répartition, où les cotisations des actifs financent les pensions des retraités, dans un esprit de solidarité intergénérationnelle.
Le fonctionnement du régime est basé sur un système de points. Chaque euro cotisé donne droit à un certain nombre de points, dont la valeur est fixée annuellement par les partenaires sociaux. Cette valeur du point est essentielle: elle détermine directement le montant final de la pension.
Le calcul est simple: le nombre total de points accumulés au cours de la carrière est multiplié par la valeur du point en vigueur au moment du départ à la retraite.
Le régime est géré de manière paritaire par des représentants des employeurs et des syndicats. Cette gouvernance unique en France lui confère une grande autonomie, mais elle implique aussi des négociations parfois tendues, notamment lors des décisions de revalorisation. En 2026, cette dynamique reste déterminante pour comprendre les enjeux qui pèsent sur les pensions.
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Comprendre le mécanisme de revalorisation des pensions
Chaque année, la revalorisation des pensions Agirc-Arrco fait l’objet d’une décision prise par le conseil d’administration du régime. Ce rendez-vous, traditionnellement tenu en octobre, détermine l’augmentation applicable au 1er novembre. Le processus est encadré par l’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé en octobre 2023, valable pour la période 2024-2026.
Le calcul de base est le suivant: l’évolution des prix à la consommation hors tabac, estimée par l’Insee, est diminuée d’un correctif prudentiel de 0,4 point. Ainsi, si l’inflation est de 1 %, la revalorisation mécanique serait de 0,6 %. Cependant, les partenaires sociaux disposent d’une marge de manœuvre de ± 0,4 point.
Cela signifie qu’ils peuvent décider d’une hausse comprise entre 0,2 % et 1 % dans cet exemple.
Cette marge de manœuvre est encadrée par une règle d’or: le régime doit conserver des réserves suffisantes pour couvrir au moins six mois de versements de pensions. En 2025, les réserves de l’Agirc-Arrco se sont élevées à près de 86 milliards d’euros, soit l’équivalent de plus de dix mois de pensions. Malgré cette santé financière, aucun accord n’a pu être trouvé sur une revalorisation.
Le gel des pensions en 2025: une décision sans précédent
L’année 2025 restera marquée par l’absence de revalorisation des pensions Agirc-Arrco. Le 17 octobre, le conseil d’administration ne parvint pas à un accord, entraînant un gel automatique des pensions. Cette situation, exceptionnelle, a affecté près de 14 millions de retraités du secteur privé.
L’inflation estimée à 1 % aurait justifié une hausse mécanique de 0,6 %, largement soutenable au regard de l’excédent annuel de 1,6 milliard d’euros enregistré en 2024.
Les syndicats, dont la CFDT et la CFTC, ont défendu une revalorisation comprise entre 0,8 % et 1 %. Le patronat, représenté notamment par le Medef, s’est maintenu sur une proposition de 0,2 %, invoquant la suspension de la réforme des retraites de 2023 comme justification. Cette divergence de vue a empêché tout compromis, conduisant au blocage.
Ce gel a eu un impact direct sur le pouvoir d’achat des retraités, d’autant plus sensible que la retraite complémentaire représente souvent un quart à un tiers du revenu total. De plus, la perspective d’un gel potentiel des pensions de base en 2026, évoquée dans le projet de budget, a amplifié les inquiétudes. Dans ce contexte, le rôle de la retraite complémentaire comme amortisseur social a été mis en lumière.
Les arguments du patronat et les réactions des syndicats
Le refus du patronat de revaloriser significativement les pensions a suscité de vives réactions. Les organisations syndicales ont souligné que la solidité du régime, bâtie sur des années de gestion rigoureuse, devait profiter aux retraités. Elles ont dénoncé une décision « incompréhensible » et « profondément injuste », portant préjudice à des millions de personnes.
La CFTC a notamment rappelé que les excédents du régime, alimentés par les cotisations des salariés, ne doivent pas être considérés comme une manne disponible pour d’autres usages. Une crainte réelle s’est exprimée: que l’État, constatant des réserves abondantes, décide de puiser dans ces fonds pour combler d’autres déficits du système de retraite. Sachez que les règles d’utilisation de l’argent liquide en 2026 pourraient également évoluer, impactant d’autres aspects financiers des retraités.
Dans ce contexte, le refus de revalorisation pourrait affaiblir le régime à long terme, en sapant la confiance des cotisants dans son équité. Certaines voix ont même évoqué la possibilité d’un recours juridique, questionnant la légalité d’un gel total des pensions dans un régime financièrement sain.
Projection pour 2026: quelles perspectives de revalorisation?
En 2026, la pression sera forte pour que les partenaires sociaux parviennent à un nouvel accord. L’inflation prévue pour l’année, même modérée, servira de base de calcul. Si l’Insee estime l’évolution des prix hors tabac à 1,2 %, la revalorisation mécanique serait de 0,8 %, avec une marge de manœuvre allant jusqu’à 1,2 %.
La situation financière du régime restera un argument central. Les projections indiquent que l’Agirc-Arrco devrait maintenir des excédents et des réserves confortables. Cela devrait permettre aux syndicats de plaider pour une revalorisation maximale, d’autant plus que le gel de 2025 n’a pas été compensé. Au passage, trouver un emploi dans le notariat en 2025 pourrait offrir une stabilité financière supplémentaire pour certains.
Le contexte politique jouera également un rôle. Si la retraite de base devait être gelée en 2026, comme envisagé dans certaines hypothèses budgétaires, la pression sur l’Agirc-Arrco pour assurer une hausse significative sera accrue. Le régime pourrait alors être perçu comme un levier essentiel pour préserver le pouvoir d’achat des retraités. D’ailleurs, gérer son compte GSMC en ligne en 2026 est une autre démarche importante pour suivre ses droits.
Testez vos connaissances sur l’Agirc-Arrco
Question 1: Sur quelle base est calculée la revalorisation des pensions Agirc-Arrco?
Question 2: Pourquoi les pensions n’ont-elles pas été revalorisées en 2025?
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